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j’ai egalement le souvenir du petit train … interlude
Par Anonyme, le 10.10.2025
c'est bien
Par Anonyme, le 28.02.2025
wow
Par Anonyme, le 28.02.2025
magnifique chanson que je n'avais jamais entendu bravo mireille et bravo à notre regretté jean-marie gros biso
Par patricia93, le 08.02.2025
bien
Par Anonyme, le 20.01.2025
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Date de création : 24.01.2011
Dernière mise à jour :
25.10.2017
828 articles
SIDNEY BECHET
PETITE FLEUR
Sidney Bechet est né le 14 mai 1897 à La Nouvelle Orléans, dans une famille créole (qui serait originaire de Haute-Savoie). Il étudie la musique à La Nouvelle Orléans et à Chicago.
En 1924, il rejoint, à Londres, le groupe de Duke Ellington. Après qu’il ne se soit pas présenté à trois concerts, Duke Ellington le renvoie.
Expulsé de Grande-Bretagne, suite à une bagarre dans un hôtel, il retourne aux Etats-Unis, à New-York, où il rencontre Louis Armstrong, cet autre géant du Jazz.
De nouveaux problèmes le ramènent en Europe, où il passe quatre ans au sein de « La Revue Nègre », menée par Joséphine Baker.
En 1928, une autre bagarre éclate entre lui et le banjoïste Mike McKendrick, sur lequel il tire. Le drame est évité mais Sidney Bechet fera onze mois de prison à Fresnes et sera expulsé de France.
Après un retour triomphal au Festival de Jazz de Paris, en 1949, Sidney Bechet, brillant clarinettiste, saxophoniste soprano, mélodiste hors pair, décide de s’installer en France où le Jazz est la vedette incontestée des caves de Saint-Germain-des Prés.
Depuis sa mort, le 14 mai 1959 (jour anniversaire de ses 62 ans) à Garches, nous pouvons voir, à Juan-les-Pins, une statue de son buste.
Son thème « Petite Fleur » et celui « Les oignons », pour n’en citer que deux, sont des succès mondiaux.
Source Wikipédia
merçie messieur c est tres agréable a écouté lolOui, Saint-Prix, cette "Petite Fleur", de Sidney Bechet, est, en effet, très agréable !
Automnale
http://escapadeautomnale.centerblog.net
je voudrais connaitre la formtion instrumentale , le type de jazz avoir de sinformations quoi qulqu'un peut m'aider ?Ah ! Sidnet Bechet et "Petit fleur", c'est toute une époque qui revit
par votre question, Anonyme !
Merci de nous permettre de revenir sur ces années folles de musique à gogo !
Je vais vous parler successivement mais rapidement des points suivants :
- Le jazz New Orleans
- Les instruments des orchestres New Orleans
- Le schéma musical des morceaux New Orleans
- Enfin, la petite histoire de Petite fleur, où nous retrouverona sans doute... Margot !!!
Automnale vous l'a dit dans sa présentation, Sidney fut l'une des vedettes des caves de Saint Germain des Prés dans l'après-guerre,
lorsque le jazz, surtout instrumental était en vogue dans notre pays.
Qui dit jazz dit beaucoup et peu à la fois, il y a tant de styles différents
de cette musique et cent pages du blog des escapades suffiraient à peine à effleurer ce sujet !
Néanmoins, sachez que la musique de "Petite fleur" est assimilée au courant
de musique dite "New-Orleans" que je vais essayer de vous décrire :
LE NEW ORLEANS :
Vers la fin du 19eme siècle, aux USA, les musiciens noirs utilisèrent
de plus en plus les instruments des musiciens blancs.
Et il semble que les premiers jazzbands aient vu le jour dès les années 1890.
Un jazz initial, dérivé de polkas et quadrilles se développe, par exemple à la faveur des "riverboats", bateaux de plaisance parcourant le Mississippi
où les blancs prennent plaisir à écouter, la nuit, des orchestres formés par les Afro-américains travaillant de jour comme personnel de bord.
Mais surtout, les multiples bars, honky-tonks, tavernes et clubs
d'une certaine ville de Louisiane sont le foyer de prédilection du jazz.
Cette ville, c'est La Nouvelle-Orléans, en anglais: New Orleans.
Si le nom New Orleans fut généralement adopté pour désigner le premier style de jazz, précisons que le joli terme, que j'adore, de Dixieland, terre de Dixie, au Sud des Etats-Unis, fut également utilisé.
LES INSTRUMENTS DU NEW ORLEANS :
Quels sont les instruments utilisés dans cette musique ?
Sachez, chère Anonyme, que les fanfares de musiciens blancs,
dont ils s'inspirent, vont permettre aux Afro-américains de développer un style nouveau, faisant évoluer ce qui était au départ de la musique de marche militaire !
Le "jazzband" typiquement New Orleans fut donc un mélange d'éléments
africains et européens.
L'aspect rythmique était notamment assuré par des instruments créés ou améliorés par les Africains sur le continent américain : banjo d'une part, instruments à percussion d'autre part.
Parmi ces derniers, qui constitueront peu à peu la batterie, il faut considérer les toms (fûts de dimensions diverses) en tant qu'instruments d'inspiration africaine, la grosse caisse, la caisse claire et les cymbales étant elles d'origine européenne.
Mais aux débuts du style New Orleans, on ne parle pas encore de batterie et l'on conserve l'esprit fanfare, par définition mobile, où l'on se contente d'une grosse caisse surmontée d'une petite cymbale à l'envers pouvant être frappée par-dessus à l'aide d'une autre cymbale de même format.
Ceci est un embryon de ce que sera le "hi-hat", où les deux petites cymbales coulisseront sur une tige métallique grâce à un système de pédale.
Autre élément rythmique: le tuba.
Il s'agit de cet instrument à vent typique des orphéons, famille des cuivres, nanti d'un énorme pavillon s'ouvrant sur le ciel, singulier paradoxe pour un instrument produisant des sons particulièrement graves et lourds !
Grâce au tuba, les musiciens jouant d'instruments mélodiques, solidement soutenus par la force tranquille de la "pompe" qui marque les principaux temps du tempo, peuvent, participer à la conférence des oiseaux, volubiles, fantasques et virtuoses: je veux parler de la trompette, du cornet et de la clarinette.
Entre eux et le tuba s'insère un instrument fondamental de liaison: le trombone à coulisse.
Il participe au discours à trois, avec la trompette et la clarinette mais renforce en même temps, dans un autre registre, les indications musicales données par le tuba.
Celui-ci, comme on l'a dit, joue les notes principales contenues dans les différents accords joués par le banjo.
Et voici la boucle bouclée car nous avons commencé par le banjo en tant qu'instrument rythmique; mais son rôle harmonique est également fondamental !
LE SCHEMA MUSICAL DU NEW ORLEANS :
Il est temps, à présent, de vous entretenir, rapidement, de l'organisation mélodique et harmonique de cette musique !
Rappelons d'abord la signification de ces termes:
- Mélodie : c'est la succession de notes jouées par un instrument,
donnant lieu à des phrases musicales;
- Harmonie : ce sont les groupes de notes jouées simultanément par un instrument,
donnant lieu à des accords : banjo, guitare, piano.
Le schéma du style New Orleans est simple: la trompette joue la mélodie principale ou thème
et ses paraphrases, variantes de la mélodie principale.
Le trombone et la clarinette jouent des contre-chants des mélodies de trompette.
La polyphonie mélodique créée par le trio trompette - clarinette - trombone est liée aux accords du morceau, jouées par le banjo et dont les notes principales sont mises en évidence par le tuba.
La structure des morceaux de jazz New Orleans se présente de manière très simple :
c'est le schéma type du jazz: A A B A.
Par exemple:
- 8 accords se succèdent dans un certain ordre: partie A;
- on répète ces huit accords : partie A;
- 8 autres accords se succèdent dans un certain ordre:
c'est la partie B, appelée "bridge" ou pont,
- on répète les huit accords des deux premières parties:
partie A.
Ce schéma AABA concernera la majorité des morceaux de jazz non-blues, jusqu'au
New jazz ou Free jazz des années 60'.
A présent, vous souhaitez sans doute connaître la grille harmonique de "Petite fleur"!
La voici, tirée d'une de mes partitions, qui remonte à 1967 !
Ré7 Solm La7 Ré7
Ré7 Sib Dom/Fa 7
etc...
Sachez enfin que "Petite fleur" est interprétée au saxophone soprano, dont le son est souvent
confondu avec celui de la clarinette !
PETITE HISTOIRE DE PETITE FLEUR :
Crée d'abord comme instrumental, dès 1952, ce morceau connut un succès fulgurant et fut
adapté en chanson.
Voici quelques artistes connus ou oubliés, qui l'ont interprété :
Aimable
Jack Ary
Chris Barber
Aimé Barelli
Earl Cadillac
Annie Cordy
Claude Luter
Mouloudji
Henri Salvador
Maxime Saury
etc...
MARGOT ET PETITE FLEUR :
Mais là où l'histoire de la musique rejoint l'Histoire, avec un H majuscule, c'est
lorsque Margot, vous savez, celle d'Hugues Aufray et du Santiano, écouta
pour la première fois ce morceau, le 14 septembre 1952...
Elle fut littéralement emportée par ce rythme et cette mélodie et fredonna
cette "Petite fleur" durant des semaines !
Hugues qui passait la voir souvent et qui à l'époque préparait ses propres chansons, fut exaspéré et lui demanda, le 24 décembre 1952,
de bien vouloir chantonner autre chose, par exemple
"Dès que le printemps revient", chanson sur laquelle il
travaillait déjà à l'époque !
Une discussion sévère s'engagea entre les deux jeunes gens et Margot eut le culot de traiter Hugues de "chanteur à la noix", avec "ses ritournelles gentillettes pour petite fille" !
Hugues, qui ne plaisantait pas avec cela en fut déprimé et pendant trois longs moisne revint plus voir Margot...
Celle-ci commença à regretter son accès d'humeur et n'écouta plus
désormais "Petite fleur"...
Cependant, comme le virus du jazz New Orleans la tenaillait encore, elle découvritun autre morceau de Sydney Bechet : "Les Oignons" !
Et, tenez-vous bien chère Anonyme, devinez qui vint rendre visite
à Margot, le 25 mars 1953, dans son appartement du 8 bis, rue de la Répubique à Saint Malo ?
Vous l'avez compris, ce fut Hugues en personne, qui arriva avec ses amis du Skiffle Group, un merveilleux orchestre, un peu New Orleans
qui l'accompagna pendant des années !
Et sachez aussi que non seulement Hugues offrit un magnifique bouquet de roses
à sa belle mais encore qu'il lui dédia sa dernière chanson, spécialement composée pour Margot sur un air un peu New Orleans, qui ressemblait fort aux "Oignons" de Bechet !
Vous avez, bien entendu, reconnu "La soupe à ma grand-mère", que j'ai le plaisir de vous proposer ci-après :
http://www.youtube.com/watch?v=P-S-QNcr7UY
Vous y reconnaîtrez le Skiffle Group et la belle guitare Gibson 12 cordes d'Hugues !
Voilà ce que l'on peut dire, brièvement, ce matin, sur Petite fleur, Margot et Hugues !
JM
http://leschansonsdejm.centerblog.net
Merci beaucoup et bravo, mon cher JM, pour tant de précisions.
Automnale
http://escapadeautomnale.centerblog.net
Ma mere a rencontre Sidney bechet vers 1950 a lambassade des USA. Il l appelait petite fleur...elle dit que cest a elle que il fait reference elle avait 8-9 ans blonde et tres Jolie et tres sageEcrire un commentaire