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ANICK BAULARD - DES GENS COMME VOUS ET MOI

Publié le 21/12/2011 à 13:43 par escapadeautomnale
ANICK BAULARD - DES GENS COMME VOUS ET MOI

 

 

Peut-être avez-vous connu Anick Baulard, ici ou là sur des sites de poésie. En tout cas, c’est ainsi que je l’ai, virtuellement, rencontrée. Anick vient de publier un recueil, intitulé "Des gens comme vous et moi", de presque trente nouvelles, aussi différentes les unes que les autres. Le titre est fort bien trouvé puisque ce recueil évoque, ni plus ni moins, des gens comme vous et moi.

Naturellement j’ai lu toutes les nouvelles. Naturellement, Anick Baulard est beaucoup trop bien élevée, beaucoup trop discrète, pour me demander d’en parler sur ce  blog. Mais moi, je ne résiste pas au plaisir d’en parler.

Lorsque j’ai reçu ce petit livre, j’ai compris de suite que je ne le lâcherai pas. En effet, je l’ai dévoré ! Chaque nouvelle est différente. Chaque nouvelle fleure très bon la France et, en particulier, la Picardie !  L'auteur - ne vous arrêtez pas à son prénom - est Picarde !  J’ai d’ailleurs relevé quelques expressions que je ne connaissais pas. J’ai trouvé l’ensemble très bien écrit, fin, divertissant, teinté d'humanisme. Chaque nouvelle a une chute originale, très originale. Ah ! Je vous conseille de découvrir les chutes ! Ils ont de l’humour, ces Picards ! Bref, en seulement quelques coups de pinceaux, plus précisément quelques mots, Anick nous trace, à chaque nouvelle, un portrait très pointu, souvent touchant, toujours réaliste et amusant.

Parmi les nouvelles, mon choix s’est porté - il fallait bien que je me décide - sur « Aglaé ». Je vous laisse donc découvrir ci-dessous, par l'intermédiaire d'Aglaé, l'écriture d’Anick Baulard, son univers... et le nôtre.

Je précise que l’ouvrage a été édité par ASA éditions - 210 rue de la Commanderie - 60290 Neuilly-sous-Clermont. Il est vendu au prix modique de 13 euros (frais de port inclus). Je me permets de vous communiquer, ci-après, le lien :   http://www.asa-editions.fr/index.html

Automnale

 

AGLAE

Jamais autant qu’aujourd’hui il n’avait regretté d’avoir été élu maire de ce petit village de B., quelque dix ans auparavant. Certes, il y avait eu des moments difficiles ; il avait parfois dû batailler au Conseil municipal pour faire accepter des décisions forcément impopulaires : il fallait bien augmenter les impôts pour financer le futur assainissement ou acheter un nouvel ordinateur pour la secrétaire de mairie… Il y avait eu aussi des situations cocasses ; il se souvenait particulièrement de ce soir de fête patronale où il avait dû, aidé de son premier adjoint, ramener chez lui, en brouette, un poivrot notoire qui avait oublié jusqu’à son adresse ! Tout cela, finalement, ajoutait une once de piment à sa vie quelque peu routinière d’enseignant. Et puis, il aimait bien cette fonction qui le mettait en contact avec toutes sortes de gens, du sous-préfet au cultivateur de la rue Haute, du conseiller général à Jean-Paul, le cantonnier municipal. Mais aujourd’hui, le « travail » qui l’attendait ne l’enchantait pas du tout. Lucette, l’ancienne postière, venait de lui téléphoner : « Allô, Frédéric, je ne sais pas si je fais bien mais voilà, ça fait deux jours qu’Aglaé n’a pas ouvert ses volets et que la cheminée ne fume plus. Mais, vous comprenez, moi, je ne veux pas aller voir, alors, j’ai pensé… » Pardi, il savait bien ce qu’elle avait pensé : c’était lui le maire, l’autorité ; à lui, donc, de prendre la responsabilité d’aller voir ce qui se passait chez Aglaé. Mais c’est qu’Aglaé… 

 

La vieille Aglaé avait dans tout le village la réputation de « jeteuse de sorts ». Rien dans son apparence ne l’aurait distinguée des autres femmes de B. aux yeux du citadin venu passer le week-end à la campagne. Mais le regard plus aigu, plus patient, des « naturels » la reconnaissait d’emblée ; d’instinct le fermier pressait le pas en la voyant et scrutait les nuages d’un air inquiet : les foins n’avaient pas encore été rentrés, pourvu qu’elle ne déclenche pas l’orage ! L’épicière se signait lorsqu’elle croisait Aglaé : un jour où elle ne l’avait pas fait, le lait avait tourné dans les bouteilles et la perte avait été de quinze euros, au moins ! Quant à Françoise, la boulangère, elle crachait toujours dans sa direction : N’était-ce pas le regard d’Aglaé sur son ventre qui avait fait naître son Guillaume pied-bot ? 

 

Lapetite maison de la « sorcière » s’élevait un peu à l’écart, cernée d’un bouquet de bouleaux. Eté comme hiver, la cheminée fumait. « Est-ce normal, Monsieur le Maire, je vous le demande ! » Les chercheurs de morilles, tôt levés, rencontraient souvent la vieille parcourant les chemins d’un petit pas régulier, portant sur son dos un sac de jute dont personne n’avait jamais aperçu le contenu. Pour sûr, elle récoltait des herbes « pas catholiques », des crapauds, peut-être, des serpents, même, pour concocter des potions sataniques qui pourraient bien servir à empoisonner l’eau du ruisseau et de la fontaine, les chats du voisinage et sans doute pire encore !

 

LorsqueFrédéric avait eu vent de ces racontars, il avait d’abord souri. Puis, devant la persistance des rumeurs, il avait tenté de raisonner tout son petit monde. La cheminée, hiver comme été ? Eh bien c’était normal : comment Aglaé aurait-elle fait cuire ses repas, elle qui n’avait ni gaz ni électricité ? Les promenades matinales ? Elle avait tout de même bien le droit d’aller elle aussi ramasser des champignons et des baies sauvages, histoire d’améliorer l’ordinaire fourni par son jardinet et son modeste poulailler. Mais tous ces arguments n’y avaient rien fait : « Vous ne me direz pas, Monsieur le Maire, qu’un être humain « normal » peut vivre comme ça, sans parler à personne ! » C’est vrai qu’elle n’était pas comme les autres, Aglaé, et, surtout, on ne savait rien sur elle. Lorsqu’elle était arrivée dans le village, nul ne se rappelait plus quand exactement, elle avait décroché la pancarte « A vendre », qui ne tenait plus que par un clou rouillé, et s’était installée dans la maisonnette abandonnée depuis belle lurette, à l’orée du bois. Elle avait tant bien que mal retapé murs et fenêtres, et tout cela sans rien demander à personne, sans rien dévoiler d’elle-même, ni de sa vie antérieure. Et c’était bien cela qui dérangeait les gens : ne rien savoir ! De là à la prendre pour une sorcière, il n’y avait qu’un pas, que beaucoup avaient franchi. Un jour, quelques gamins du village, histoire de se prouver qu’ils étaient des hommes et qu’ils n’avaient pas peur, avaient imaginé de lancer des pierres dans ses fenêtres ! Un caillou avait atteint le carreau du bas. Aglaé avait ouvert sa porte et s’était simplement plantée sur le seuil, regardant les gosses d’un air de calme reproche. Ils s’étaient enfuis, les garnements, sans demander leur reste. Aglaé avait collé un morceau de carton à la place du carreau et, lorsque Frédéric, mis au courant de « l’attentat », était allé s’enquérir des faits afin de prendre les mesures qui s’imposaient, elle l’avait reçu sur le pas de la porte et lui avait simplement déclaré que tout allait bien. Puis elle avait refermé sa porte et Frédéric n’avait pas insisté. Oui, elle était étrange, Aglaé, mais ces histoires de sorcellerie, au début du vingtième et unième siècle, ça ne tenait vraiment pas debout, surtout pour un esprit cartésien comme le sien. 

 

Il pensait à tout cela en se dirigeant vers le bois de bouleaux et il se demandait ce qu’il trouverait dans la maison d’Aglaé, car il faudrait bien qu’elle lui ouvre, cette fois. Et si elle ne lui ouvrait pas, il serait obligé d’entrer quand même… Au fond, il savait exactement ce qu’il allait découvrir, et la perspective d’être obligé de côtoyer un cadavre ne lui souriait guère. Il se prenait à espérer malgré tout que la petite maison serait vide, qu’Aglaé serait partie comme elle était venue, emportant son mystère. Il frappa et n’obtenant pas de réponse, il poussa la porte qui n’était même pas fermée et il entra. Dans le demi-jour de la porte ouverte, il distingua une silhouette écroulée au coin de l’âtre et il ne fut pas long à constater qu’Aglaé était morte, terrassée sans doute par une crise cardiaque. Il lui ferma les yeux, avec une certaine répulsion, ce n’était pourtant pas la première fois qu’il faisait ce geste ; il s’en voulut, même, de ce mouvement de recul instinctif, c’était comme si, soudain, il rejoignait le camp de ceux qui craignaient « la sorcière ». Puis il reprit ses esprits, téléphona au médecin de la ville voisine afin qu’il vienne constater le décès, et, en attendant son arrivée, ouvrit les volets pour aérer un peu la pièce unique qui avait été le foyer d’Aglaé. Et ce qu’il découvrit alors le remplit de stupéfaction. Une multitude de poupées de toutes sortes occupait chaque recoin de la salle, le haut du buffet, les étagères tapissant le mur du fond, les chaises, même les marches de l’escalier du grenier servaient de support à de petites poupées manifestement artisanales. En laine, en bouchons de liège, en écorce, en paille tressée, en terre glaise, ornées de fleurs séchées, de plumes, de bouts de dentelle ou de tissu bariolé, elles avaient l’air d’attendre quelque chose, quelqu’un, peut-être. Saisi d’émotion, Frédéric se surprit à chercher du regard les aiguilles acérées qui auraient dû, si la logique était respectée, accompagner les poupées de la sorcière, mais il n’y avait rien, rien d’autres que ces visages à l’expression naïve dont le regard semblait le suivre à travers la pièce. Lorsqu’il s’approcha du lit de la vieille, il aperçut, sur la table de nuit, à côté d’une minuscule poupée de chiffons très défraîchie, un cadre de bois clair barré d’un crêpe noir. Le sourire d’une petite fille lui sauta alors aux yeux, une petite fille dont le regard ressemblait étrangement à celui d’Aglaé. Au dos du cadre, une inscription maladroite : « Lucie, quatre ans »… Il reposa la photo, honteux des pensées malsaines qui lui étaient venues en découvrant les poupées. Pauvre Aglaé ! Comme elle avait dû souffrir depuis toutes ces années, prisonnière de son chagrin, espérant contre toute logique un « retour » qui ne se produirait pas, sombrant peu à peu dans une sorte de douce folie…

 

Lorsqu'il rentra chez lui, une fois les formalités accomplies, Frédéric aurait dû se sentir soulagé : les rumeurs concernant Aglaé allaient s’éteindre d’elles-mêmes et si, malgré tout, elles ne cessaient pas, il pourrait témoigner de ce qu’il avait vu. Pourtant, un étrange malaise l’habitait encore, une angoisse indéfinissable…

 

Car qui pourrait bien lui expliquer de façon rationnelle pourquoi, soudainement, les aiguilles de sa montre s’étaient mises à tourner à l’envers ?  

 

Anick Baulard

 

 

Commentaires (18)

Dany B. le 22/12/2011
Ah mais j'ai beaucoup aimé cette histoire d'Anick Baulard et aussi étonnée qu'en Picardie on croit aux jeteuses de sorts, je pensais que cela appartenait surtout à la Bretagne et en particulier dans les Côtes du Nord de l'époque, Côtes d'Armor aujourd'hui ; enfant j'ai souvent "ouïe dire" que ces femmes, en effet empêchaient le beurre de se faire malgré cette pauvre baratte qui ne cessait de tourner jusqu'à des "j'n'en peux plus" pour un résultat de petit lait..alors on faisait venir monsieur le curé pour qu'il bénisse l'étable, ce dernier, béret sur la tête enfoncé jusqu'aux oreilles arrivait à bicyclette emberlificoté dans sa soutane peu adaptée à son moyen de transport, au guidon de son vélo pendaient un seau et goupillon qui tintamaraient à chaque coup de pédale, l'air très recueilli, il semblait vraiment y croire, il aspergeait tous les recoins de l'étable marmonant quelques mots en latin ; le paysan rassuré ne savait comment remercier la loi divine qui lui permettrait à nouveau de faire son beurre, il l'invitait alors à partager un verre de picrate ou mieux s'il était généreux, un petit verre de gnôle qui devait lui permettre de se remettre de ses émotions après avoir chasser le malin de l'étable.
Vous y croyez, vous, aux sorcières ?
Pauvre Aglaé enfin réhabilitée mais il y aura toujours des bien-pensants qui penseront mal....
Merci Automnale, je crois bien que ma curiosité va m'envoyer vers asa.éditions.


Anonyme le 23/12/2011
Dis donc, Dany, tu devais exceller en dissertation, toi, sur les bancs de notre pensionnat ! Merci d'avoir lu l'histoire d'Aglaé, la Picarde ! Si Anick passe par ici, peut-être saura-t-elle nous dire la différence entre les jeteuses de sorts de Bretagne et celles de Picardie !

Automnale
http://http://escapadeautomnale.centerblog.net


escapade automnale le 23/12/2011
Rectificatif - En fait, nous ignorons si Aglaé était Picarde, puisque nul ne sut jamais d'où elle était venue... De Bretagne, peut-être bien !

Automnale
http://http://escapadeautomnale.centerblog.net


Dany B. le 23/12/2011
p'têt ben qu'oui ?..... si j'étais normande ?
et je riais toute seule en écrivant mon histoire "d'exorcisme"
mais sachez que je n'ai rien inventé ! ceci est arrivé chez mon parrain qui était fermier dans les Côtes d'Armor, encore des souvenirs...j'y ai passé des vacances.
un jour peut-être que je vous raconterai comment on lie une botte de blé, si si j'ai quelques racines paysannes.


Dany+B. le 23/12/2011
prise dans mes délires paysans, j'en oubliais de répondre à la question d'Automnale.
Je n'excellais pas en dissertations, j'étais juste pas trop mauvaise, mais il me fallait au moins cela pour rattrapper les autres matières surtout les maths.


Anick Baulard le 23/12/2011
Je crois qu'Automnale a raison : on ne saura jamais d'où venait Aglaë... Mais je vous rassure, la nature humaine est bien la même en Bretagne et en Picardie, et si l'accent change, les mauvaises langues sont toujours actives... et vipérines !
Merci pour votre lecture d'Aglaë qu'Automnale a eu l'extrême gnetillesse de mettre à dispo sur son blog.
Bon Noël à tous, avec ou sans exorciste !


escapade+automnale le 27/12/2011
Nous n'oublierons pas Aglaé qui est venue, de Picardie, se faufiler dans nos pensées de ce Noël 2011, n'est-ce pas Dany !

Et j'espère que l'an prochain à la même époque - ou même avant - que la créatrice d'Aglaé - j'ai nommé Anick ! - éditera, pour notre plus grand plaisir, d'autres nouvelles, en tout cas d'autres histoires qui enrichiront ce petit blog.

Je souhaite une bonne fin d'année à Anick, la Picarde, et à Dany, la Bretonne ! Et mes pensées continuent, bien sûr, à accompagner Aglaé !

Automnale
http://http://escapadeautomnale.centerblog.net


Clématite le 16/01/2012

Ce soir j'aurai de la lecture.......( et pourtant j'ai une petite pile de livres en attente sur ma table de nuit, ils me tiennent compagnie côté droit, j'ouvre, je repose, je reprends, je continue, c'est selon)
je viens de recevoir le livre d'Anick Baulard, après avoir fait la connaissance d'Aglaé, je vais pouvoir continuer : une tite nouvelle chaque soir ? cela va être difficile de n'en lire qu'une.


escapadeautomnale le 17/01/2012
Cela, Clématite, c'est vraiment très très gentil à toi. Cela me touche, pour Anick. Certes, les amis de nos amis sont nos amis, mais quand même. J'ai l'impression que tu es, Clématite, la générosité et la gentillesse personnifiées. Tu nous diras, n'est-ce pas, ce que tu penses des personnages, ces gens comme toi et moi ! Est-ce qu'il y en aura un qui t'intéressera davantage ? A bientôt, alors, pour évoquer Aglaé, et les autres... Et merci à toi. Je pense qu'Anick te remerciera également.

Automnale
http://escapadeautomnale.centerblog.net


Anonyme le 17/01/2012
Je crois, et je suis même sûre que je vais courir acheter ce livre d'Annick Baulard, j'ai toute confiance en tes choix Automnale.
N'est-ce pas toi, en effet qui m'a découvrir pour mon plus grand bonheur, Christian Bobin.
Tatiana.


Anick+Baulard le 17/01/2012
Merci à mes "amies anonymes" qui ont de si jolis noms, Clématite, Tatiana...
Je suis heureuse d'être en bonne compagnie, le soir, par l'intermédiaire de mes petites nouvelles... Que leur lecture ne perturbe pas vos nuits, surtout !
Leur écriture a souvent écourté les miennes, mais je ne le regrette pas...
Je persiste, Automnale, tu ferais une excellente attachée de presse. Merci à toi aussi.
Bonne lecture à toutes ; vos encouragements me vont droit au coeur.


Clématite le 17/01/2012
Anonyme vous avez raison, filez vite commander ce livre....
j'ai été séduite par Aglaé et je continue à l'être avec les nouvelles d'Anick Baulard, voilà des petits bonheurs ; on ne se prend pas la tête, on s'endort en étant certaines de ne pas faire de cauchemar et parfois on peut même continuer l'histoire.......
Donc je m'en vais et promis, mais je suis lente aujourd'hui, je vous donnerai des nouvelles des mes lectures petits "bonheur"


escapadeautomnale le 18/01/2012
Tatiana - Avant d'aller courir (comme d'habitude !) je ne sais où, n'oublie pas de lire attentivement le lien donnant tout renseignement pour l'acquisition de ce recueil de nouvelles. Tu nous diras, stp, lorsque tu auras reçu le livre. Histoire de nous rassurer, hein ! Ne pars pas sur tous les chemins picards, le temps est frais ces temps-ci !

Clématite - Tiens, c'est curieux, toi qui as des idées sur tout, tu restes muette lorsque je fais état de ta générosité et de ta gentillesse !

Anick - Tu m'as devancée ! Je voulais t'envoyer un petit courriel pour te dire qu'il était, ici, encore question d'Aglaé et des autres... Je me réjouis de savoir que mes amies Clématite et Tatiana vont faire ta connaissance par le biais de ton écriture. Même si elles ont déjà entendu évoquer, par Sosso, "La dame du manège" (poème signé Anick). C'est d'ailleurs, me semble-t-il, grâce à la délicieuse dame du manège que je t'ai, moi, remarquée. J'ajoute que je maintiens ma candidature pour le poste d'attachée de presse ! J'adorerais cela !

C'est un plaisir de vous voir réunies toutes les trois.

Automnale

http://escapadeautomnale.centerblog.net


Anonyme le 19/01/2012
Oui, oui, je vous tiens au courant (et sans courir) :-)
Tatiana.


Clématite le 22/01/2012
Alors Anonyme êtes-vous de retour avec sous le bras "des gens comme vous et moi"? J'ai a-d-o-r-é, merci Automnale de m'avoir fait connaître Anick Baulard et j'attends la suite, des suites avec impatience ; le titre est vraiment révélateur du contenu du livre. Merci aussi à Annick Baulard bien évidemment : "de vrais petits bonheurs" et je sais que je vais relire certaines de ces nouvelles pour y mettre un petit coup de patte amical ; En effet Anick, que ce soit en Picardie ou en Bretagne, les anecdotes se ressemblent il n'y a que le patois régional qui change pour les exprimer mais faut-il savoir le faire avec talent comme vous le faites.
Bonne soirée.


Anonyme le 22/01/2012
Hélas non, j'ai été un peu débordée ces derniers jours...
J'espère que cela ira mieux la semaine prochaine.
Tatiana.


leeloochatana le 10/07/2013
Bonjour
je découvre cette partie de ton blog Automnale :)))
et ces "gens comme vous et moi"....... ici Aglaé nous apporte nous emporte effectivement à la fois loin et proche si proche de **nous**.....
merci c'est une jolie écriture...... une chouette pub amicale ;)))
http://leeloochatana.centerblog.net


escapadeautomnale le 10/07/2013
Je crois me souvenir que l'auteur "Des gens comme vous et moi", autrement dit Anick, se trouve actuellement en villégiature non loin de Dinard... Lorsqu'elle reviendra dans sa Picardie, elle saura, alors, que Natacha, une nouvelle et très charmante lectrice s'est intéressée à la vie d'Aglaé...

Anick m'a raconté que, suite à la publication de son livre, elle était passée, entre autres, sur une radio locale... Or, l'animateur, si je ne dis pas d'ânerie, n'avait pas lu le livre... Pour se dépatouiller, il a donc fait une recherche sur Internet, et est tombé sur cet article... Bref, le blog des escapades lui a permis de se sortir d'un mauvais pas ! C'est déjà cela !

Automnale
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